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Quatre lieux en question : Affiche et depliants

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Cinéma / Apprentis documentaristes

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Tournage et repérages à Bab el Oued

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Tournage et repérages à Ain Zeboudja

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Tournage et repérages à Garidi

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Repérages OREF

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Bab el oued

 

 

Avis de tempête

Lundi 10 octobre. 8h 00. Le cours de français est annulé, remplacé par la conférence de deux heures de Fatma Oussedik, sociologue. Partagés entre le soulagement de rater deux heures d’initiation au commentaire et l’appréhension de la mystérieuse intervention, les élèves de la 2de 1 entrent en classe, une douce expectative tenaillant l’esprit de chacun et chacune.

Les élèves prenaient place, se sentant des étudiants attendant l’entrée distinguée du maître de conférences. Le brouhaha ambiant s’évanouit plus vite qu’à l’habitude. Chaque étudiant, le nez levé vers la porte attendait ; le tout formant comme une horde de chats sentant l’orage approcher.

Il arriva.

La sociologue franchit le seuil de la salle de classe. C’est alors qu’entra une de ces dames-Histoire dont on sait d’avance qu’elle a vécu mille événements. Un regard vif et soutenu transperçait une paire de lunettes banale, mais qui paraissait soudainement originale. Un visage ferme, une pose flegmatique, un sourire carnassier, un air inquisiteur, le tout soutenu par des cheveux relevés en chignon.

Elle entra, d’un pas majestueux, toisant les visages niais et ahuris d’une assemblée de trente adolescents affamés de savoir –et affamés tout court… Après quelques courtes présentations, la conférence commença. Madame Oussedik déversait son savoir dans des entonnoirs étroits mais intéressés. Des mots compliqués fusaient de toutes parts et des noms aussi étrangers les uns que les autres s’éparpillaient confusément dans le capharnaüm sociologique de nos esprits profanes : Durkheim, Saussure, Saskia Sassen, Marcel Mauss et autres.

Plus loin, au fond de la classe, comme deux amies complices fuyant le cours pour mieux bavarder, mesdames Felouah et Maillard, professeur de sciences-éco et de littérature. Seule fausse note dans cette image presque idyllique de la salle de classe : elles ne bavardaient pas, mais surveillaient de leurs yeux de faucons le moindre geste suspect de l’un d’entre nous.

On posait des questions, on y répondait, souvent maladroitement. On continuait les explications, on écoutait, parfois on entendait, dans un silence mêlant intérêt, respect et tentatives désespérées de saisir quelque mots de cet auguste discours. On poursuivait le cours, on le notait frénétiquement sur des feuilles de papier arrachées au cahier d’anglais…

Quelques fois, les deux professeurs du fond rappelaient à l’ordre quelque élève à la langue trop prolixe, presque à la façon des mères invectivant leurs bambins lors d’une discussion de « grands ».

A l’issue des deux heures, on conclut que l’on préférait tout compte fait ce genre d’interventions à deux heures d’analyse de Candide

Yacine Chitour, 2nde1

Ain Zeboudja

Graffitis réalisés par l’ensemble de notre groupe.

Riadh El Feth

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